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Produits d’entretien écologiques : lire les labels
Une feuille verte sur un bidon ne garantit rien du tout. Trois labels, en revanche, veulent dire quelque chose de précis.
Le rayon entretien est le royaume de la mention libre. « Respectueux de l’environnement », « formule naturelle », « biodégradable » : aucune de ces phrases n’est contrôlée par un tiers. Il faut donc regarder ailleurs.
Pourquoi « bio » ne veut pas dire grand-chose ici
Pour l’alimentation, le mot « biologique » est encadré par un règlement européen et contrôlé par des organismes certificateurs. Pour un détergent, il n’y a pas d’équivalent. Un nettoyant peut être appelé « bio » par son fabricant sans qu’aucune règle ne s’y oppose. Dans le langage courant, cela désigne le plus souvent des tensioactifs d’origine végétale plutôt que pétrochimique — ce qui est une bonne chose, mais qui ne se vérifie que si quelqu’un l’a contrôlé.
Les trois labels qui comptent
L’Écolabel européen. C’est la référence : label public, cahier des charges européen, contrôle par un organisme indépendant. Il porte sur l’ensemble du cycle de vie du produit — toxicité pour le milieu aquatique, biodégradabilité, substances interdites, emballage — et impose aussi une efficacité minimale. Un produit qui ne nettoie pas ne peut pas l’obtenir.
NF Environnement. L’équivalent français, délivré par AFNOR Certification, sur une logique proche.
Ecocert. Un référentiel privé, plus exigeant sur l’origine végétale et la part d’ingrédients issus de l’agriculture biologique.
Il en existe d’autres, sérieux, et beaucoup de logos maison créés par les marques elles-mêmes. La question à se poser est toujours la même : qui contrôle, et selon quel référentiel public ?
Les signaux de greenwashing
- Un logo vert qui ressemble à un label mais dont personne n’a entendu parler.
- « Sans phosphates » mis en avant alors qu’ils sont interdits dans les détergents ménagers depuis des années.
- « 100 % naturel » : l’acide chlorhydrique aussi est naturel.
- Un pourcentage d’ingrédients d’origine naturelle affiché en gros, sans dire sur quoi il porte — souvent sur l’eau, qui compose l’essentiel du produit.
Le geste compte plus que le bidon
Une vérité que le rayon ne vous dira pas : la plupart des mauvais résultats de nettoyage viennent du dosage et du temps de contact, pas du produit. Un dégraissant surdosé laisse un film collant qui retient la poussière et salit plus vite qu’il ne nettoie. Un désinfectant essuyé au bout de dix secondes n’a rien désinfecté : il lui faut son temps de pose, indiqué sur l’étiquette.
Ajoutez-y deux réflexes : ne jamais mélanger deux produits, en particulier de l’eau de Javel avec un détartrant acide, ce qui dégage un gaz toxique ; et privilégier les concentrés à diluer, qui réduisent le plastique et le transport pour un résultat identique.
Ce que nous vendons
Nous utilisons ces produits sur nos propres chantiers avant de les proposer. Nous privilégions les références labellisées, nous vous montrons l’étiquette, et nous vous donnons le dosage et le temps de contact. Voir notre offre de produits d’entretien.
